L'Hôpital Privé Arnault Tzanck de Mougins constitue un Pôle de Cancérologie multidisciplinaire autorisé par l'Agence Régionale de Santé (A.R.S.) à traiter toutes les pathologies : cancers digestifs, gynécologiques et mammaires, urologiques, ORL, pneumologiques et autres (dermatologiques, ...) selon toutes les modalités de prise en charge (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, ...)

Il s'inscrit depuis 2002 dans la dynamique des "Plans Cancer" successifs et met tout en œuvre pour garantir la coordination et la continuité des soins, l’accompagnement des patients et de leurs proches.

Pour un meilleur confort, la continuité des soins est assurée dans une même unité de lieu : de la consultation diagnostique jusqu’à la fin des traitements, cet environnement est dédié à une prise en charge individualisée par une équipe de spécialistes et de soignants, en permanence à l'écoute de chacun. 

Lors de votre consultation avec le médecin oncologue qui vous suivra durant votre traitement, l’ensemble des démarches et l'organisation de votre prise en charge vous seront expliquées ainsi que le principe des différentes alternatives thérapeutiques qui pourront vous être proposées.

 


Décider du meilleur traitement : la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP)


Outre son rôle en matière de dépistage et de prévention, l'Hôpital Privé Arnault Tzanck s'est organisé pour que chaque patient bénéficie d’un véritable itinéraire de soins personnalisé et d’une prise en charge globale et coordonnée à tous les stades de la maladie.
La première étape de cette prise en charge intervient dès le diagnostic.
Le dossier du patient est présenté par son médecin référent en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Lors de ces séances d’échanges, lorsqu’une discussion s’impose, les différents médecins spécialistes (Oncologue, Radiothérapeute, Radiologue, Chirurgien, Médecin Spécialiste, Anatomopathologiste, Médecin Nucléaire, ...) s’accordent collégialement sur le meilleur traitement : le choix adopté s'appuie sur les référentiels scientifiques et peut s'inscrire dans le cadre des essais thérapeutiques en cours.
Votre projet de traitement vous est proposé et expliqué par votre médecin lors de la consultation médicale d’annonce : c’est le Programme Personnalisé de Soins (PPS), remis avec votre carnet de traitement.
Il peut arriver que les membres de la RCP choisissent d'élargir les investigations en demandant de nouveaux examens complémentaires avant de rediscuter de votre traitement lors d'une nouvelle RCP.

 


 Annoncer et informer : le dispositif d'accompagnement


Votre Médecin vous proposera une consultation d’annonce paramédicale.
Cet accompagnement personnalisé, dont l’infirmier(ère) d’annonce constitue le pivot et le point d’ancrage, facilite votre prise en charge. Il simplifie également le travail des médecins et des soignants au quotidien. Spécialement formée pour accueillir, écouter et orienter les malades atteints de cancer, l’infirmier(ère) d’annonce vous recevra seul(e) ou avec vos proches dans un espace dédié. Ce moment où vous pourrez vous exprimer librement est destiné à répondre à vos questions et à mieux cerner vos besoins.
L'Hôpital Privé Arnault Tzanck s’inscrit pleinement dans cette démarche qui associe dans la relation patient-soignant une réelle qualité d’écoute et la volonté de mieux informer les patients.

 


 Qu'est-ce que la chimiothérapie ?


La Chimiothérapie anticancéreuse est l'administration de traitements médicamenteux destinés aux patients atteints de cancers.
Les médicaments anticancéreux ont pour objectif d'arrêter le développement et la prolifération des cellules cancéreuses.
Certains de ces médicaments agissent mieux lorsqu'ils sont associés; c'est la raison pour laquelle la chimiothérapie comporte souvent plus d'un produit.
Votre médecin décidera quels types de produits seront les plus adaptés à votre cas. Cette décision dépend du type de votre cancer, de sa localisation, de l'étendue de sa croissance, de son retentissement sur les fonctions de votre corps, et de votre état général, dans le cadre de protocoles de traitements précis.
L'administration de votre chimiothérapie se fera le plus souvent en Hospitalisation de Jour. Cependant, il est possible que durant votre traitement, une hospitalisation complète soit nécessaire afin que le médecin puisse apprécier les effets des médicaments et si nécessaire faire des ajustements.
La durée de votre traitement, la fréquence des cures et l'intervalle entre ces dernières est différente pour chaque personne. Elles vont dépendre des produits utilisés, de votre état général de santé et de la façon dont réagit votre corps. Si vous manquez une séance de traitement ou que vous oubliez une prise de médicaments, contactez votre médecin pour savoir quoi faire.



 Comment se fait la préparation de votre chimiothérapie ?


La pharmacie de l'Hôpital Privé Arnault Tzanck dispose d’une Unité de Reconstitution Centralisée des Cytotoxiques (URCC) où sont réalisées les préparations stériles des chimiothérapies prescrites aux patients (plus de 15 000 préparations par an).
L'équipe de cette unité est constituée de pharmaciens et de préparateurs en pharmacie, spécialisés dans les traitements de chimiothérapie anticancéreuse.
La gestion informatisée mise en place entre les différents services assure une traçabilité nominative de toutes les étapes de prise en charge de chaque patient.
Les missions de l’Unité de Reconstitution Centralisée des Cytotoxiques sont :

  • le contrôle des prescriptions.
  • l’adaptation du traitement du patient lors de chaque cure (en collaboration avec les équipes médicales) en fonction de la pathologie, de l’état général et de la tolérance aux cures de chimiothérapie antérieures.
  • la préparation centralisée des chimiothérapies dans un isolateur, réalisée dans des conditions de sécurité optimales garantissant leur composition et leur stérilité. Chaque préparation est unique et destinée à un seul patient ; les anticorps monoclonaux sont préparés dans un second isolateur qui leur est spécifiquement dédié.

Cette unité répond aux bonnes pratiques de pharmacie hospitalière et respecte les normes les plus exigeantes mises en oeuvre dans le cadre d'un Système d'Assurance Qualité rigoureux.

Préparer votre cure de chimiothérapie
Dans les 48 heures qui précèdent la cure, une prise de sang détermine la possibilité (ou non) de maintenir la cure. Cette décision est prise par le médecin, qui juge si votre état permet l'administration des médicaments.

Le jour de votre cure
Lors de votre première cure, vous êtes invité(e) à vous présenter à l’accueil du service d’Hospitalisation de Jour (au rez-de-chaussée du Pôle de Médecine), afin de constituer votre dossier administratif. Pour cela, pensez à emmener les documents suivants :

  • votre Carte Vitale,
  • votre attestation certifiant le taux de prise en charge à 100 % (si vous l'avez reçue)

Ensuite, pensez à apporter les documents médicaux suivants, afin d'assurer le suivi de votre traitement :
     - votre dernière prise de sang,
    - votre carnet de chimiothérapie, qui vous aura été remis par votre Oncologue et qui vous apportera les détails pratiques sur votre prise en charge.

Le transport
Des taxis conventionnés par la sécurité sociale peuvent assurer vos déplacements. Il vous suffit de les contacter. Un bon de transport pour l’ensemble de la cure leur sera délivré ultérieurement sur leur demande écrite.

 


 Comment se passe une cure de chimiothérapie ?


Après avoir réalisé votre admission administrative, vous serez pris en charge par l'équipe soignante.
L’Oncologue présent dans le service d’Hospitalisation de jour est à votre disposition en cas de problème médical nouveau intervenu depuis la consultation avec votre oncologue référent.
Il vérifiera votre bilan biologique et confirmera ou non la délivrance de la cure. 

Quelques conseils :

  • Si vous le souhaitez, vous pouvez vous faire accompagner par l'un de vos proches.
  • Pensez à apporter un livre, magazine, un baladeur et de la musique ou une activité manuelle habituelle.
  • Prévoyez des vêtements confortables et pratiques (pour la perfusion).
  • Alimentez-vous normalement dans les limites préconisées par le médecin.

L’infirmier(e) vous installera sur un fauteuil et viendra injecter votre traitement par l'intermédiaire d'un cathéter, qui est un tuyau fin inséré dans une grosse veine du corps, et qui reste en place aussi longtemps qu'il est nécessaire (jusqu'à plusieurs mois). 
L'administration des médicaments dure entre 30 minutes et 3h30, selon votre traitement.

Une collation vous sera proposée pendant votre présence dans le service.

Que faire si je ressens des douleurs, si j’ai une question,  …. ?
Pour répondre à vos besoins et aux problèmes liés à votre santé, les médecins et l’équipe soignante sont à votre écoute.
Ils peuvent vous proposer des prises en charge particulières ("Soins de support") si vous en ressentez le besoin :

  • Prise en charge de la douleur : Un Médecin Algologue est à votre disposition en cas de besoin. Renseignez-vous auprès de l’équipe soignante pour en bénéficier.
  • Le soutien psychologique : Un(e) Psychologue est à votre disposition pour vous et vos proches. Il peut vous rencontrer lors de votre séance ou sur rendez-vous.
  • Le soutien social : Une assistante sociale est à votre écoute, sur rendez-vous.
  • La nutrition : Une diététicienne pourra vous apporter des réponses à vos questions et interrogations sur l’alimentation. Celle-ci sera adaptée aux impacts de vos traitements.

Nous vous proposons une attention permanente à votre qualité de vie, tout au long de votre traitement dans le cadre des "Soins de confort".
Un moment privilégié qui apporte aux patients confort, relaxation et soutien. Ces soins vous aident à retrouver une relation bienveillante avec votre corps et contribuent à une meilleure adhésion aux traitements.

De retour chez vous :

  • Suivez les conseils particuliers donnés par l'équipe soignante.
  • Ménagez-vous des temps de repos.
  • Reprenez progressivement vos activités familiales ou professionnelles
  • Suivez les mêmes conseils pour vous préparer à la prochaine cure.

Surtout n'hésitez pas à poser les questions à l'équipe soignante, même par téléphone (Secrétariat : 04.97.16.65.10) et suivez les conseils spécifiques qui vous sont donnés.

La vie de tous les jours avec une cure de chimiothérapie
Il faut vivre le plus normalement possible. Les amis, la famille, une vie sociale et associative peuvent vous aider à surmonter la maladie.
Quelques précautions à prendre :
     - Prendre sa température en cas de frissons ou de malaise, si elle est supérieure à 38°5, contactez votre médecin traitant ou l'Hôpital Privé.
     - Evitez les activités pouvant entraîner des blessures (mettre des gants pour jardiner...)
     - Eviter le soleil

Les numéros utiles
Si à la suite à votre cure, vous constatez des effets indésirables gênants, que vous souffrez ou que vous avez des questions, n'hésitez pas à appeler le service d'Hôpital de Jour. 
L'équipe soignante est disponible de 7h30 à 16h (jusqu’à 13h le vendredi) pour répondre à vos questions et vous orienter en cas de problème. 
     - le service d'Hôpital de Jour : 04.97.16.65.10 
     - l'assistante sociale : 04.97.16.65.65
     - en cas d’urgence, contactez votre Médecin Traitant ou faites le 15

 

 Quels sont les effets secondaires possibles ?


Les effets secondaires les plus fréquents sont les nausées et vomissements, la chute des cheveux, et la fatigue; d'autres effets secondaires fréquents sont le risque infectieux et l'anémie. Ces effets secondaires résultent des changements dans les cellules sanguines lors de la chimiothérapie.
La plupart des cellules normales récupèrent rapidement à la fin de la chimiothérapie : les effets secondaires disparaissent donc graduellement à la fin du traitement.
Le temps mis pour récupérer votre énergie est différent selon chacun. Il dépend de votre état de santé global, et du type de médicaments que vous avez reçus.
Si cela vous arrive, parlez-en à votre médecin: peut-être votre traitement ou ses modalités peuvent-ils être modifiés. Votre médecin peut aussi vous suggérer différents moyens de diminuer l'intensité de vos effets secondaires.

Les nausées -vomissements
Certaines personnes ne ressentent aucune nausée ni aucun vomissement. D'autres sont un peu nauséeux en permanence ; d'autres encore sont très nauséeux durant une courte période, pendant ou après le traitement. Les symptômes peuvent débuter rapidement après la perfusion, ou des heures plus tard. Ils peuvent se sentir malades durant quelques heures ou toute une journée.
Les nausées-vomissements peuvent presque toujours être contrôlés, ou au moins atténués. Si cela vous arrive, votre médecin pourra choisir dans une gamme de médicaments appelés antiémétiques, qui aident à faire disparaître les nausées-vomissements.

Il est conseillé de :

  • Éviter de faire des repas trop importants, préférez faire plusieurs petits repas répartis au cours de la journée.
  • Manger et boire lentement.
  • Ne rien manger de gras, de frit, ni de trop sucré.
  • Mâcher bien pour mieux digérer.
  • Respirer lentement et à fond quand vous avez la nausée.


La perte des cheveux
La perte des cheveux (ou alopécie) est un effet secondaire fréquent, mais pas constant, dans les chimiothérapies. Votre oncologue pourra vous dire si la perte des cheveux est probable selon le type de produits que vous allez recevoir. Quand l'alopécie se produit, la chevelure peut devenir plus fine, ou tomber complètement. La chevelure repousse généralement à la fin des traitements. Chez certaines personnes, la chevelure peut repousser en cours de traitement. L'alopécie peut arriver sur toutes les parties du corps, pas seulement sur la tête : la barbe, les poils, les cils et sourcils peuvent également être atteints.

Il est conseillé de :

  • Utiliser des shampooings doux et des brosses souples.
  • Utiliser le sèche-cheveux à faible chaleur durant le traitement et ne faites pas de permanente et de coloration.
  • Utiliser un écran total, un chapeau, ou un foulard, pour protéger votre cuir chevelu du soleil si vous avez perdu beaucoup de cheveux.

 

L'anémie et la fatigue
La chimiothérapie peut diminuer la capacité de votre moelle osseuse à fabriquer des globules rouges, qui transportent l'oxygène aux différents organes de votre corps. Quand les globules rouges sont trop peu nombreux, les tissus ne reçoivent pas assez d'oxygène pour fonctionner correctement : ceci s'appelle l'anémie. Elle se traduit souvent par de la fatigue, des essoufflements au moindre effort et des pâleurs.

Il est conseillé de :

  • Vous reposez beaucoup. Dormez plus la nuit et faites de courtes siestes durant la journée si vous pouvez.
  • Limiter vos activités.


Le manque d'appétit
Il est important de se nourrir correctement durant la chimiothérapie. Il est très important de manger aussi bien que possible durant votre traitement. Les gens qui se nourrissent bien supportent mieux les effets secondaires et se défendent mieux contre les infections. De plus, le corps peut plus facilement reconstituer des tissus en bonne santé.
Bien manger durant le traitement signifie choisir un régime équilibré contenant tous les nutriments dont votre corps a besoin. Une bonne façon de s'en assurer consiste à manger tous les jours un aliment au moins dans chacun des groupes suivants : fruits et légumes, volaille, viande et poisson,pain et céréales, laitages.
Bien manger signifie aussi avoir un apport calorique suffisant pour conserver son poids et, également, un apport protéique suffisant pour construire et réparer la peau, la chevelure, les ongles, et les autres organes.
Si vous savez qu'il est important de bien manger, certains jours, vous n'en aurez pas envie. Ce peut être à cause des nausées, ou de problèmes de bouche ou de gorge, qui rendent l'alimentation difficile ou douloureuse. Vous pouvez aussi perdre l'appétit parce que vous êtes fatigué ou déprimé.

Il est conseillé de :

  • Manger des repas légers, ou des collations, quand vous en avez envie. Vous n'avez pas besoin de faire trois repas réguliers à heures fixes. Variez vos menus, essayez de nouvelles recettes et de nouveaux aliments.
  • Si possible, faites une petite promenade à pied avant le repas ; cela pourrait vous ouvrir l'appétit.


Les effets sur les ongles et la peau
Votre chimiothérapie peut entrainer en plus des effets secondaires généraux diverses répercussions sur les ongles dont :
- Ongles friables, mous, fendus.
- Modification de la couleur.
- Onycholyse (destruction pouvant aller jusqu'à la perte de l'ongle)
- Apparition de ligne de Beau.
- Abcès, douleur.

Pour éviter ces effets secondaires, il convient de suivre les recommandations suivantes :

L'infirmière vous proposera si vous le souhaitez des gants et chaussons réfrigérés, pour vos mains et pour vos pieds.
En provoquant une vasoconstriction (rétrécissement des vaisseaux sanguins), le froid diminue considérablement le passage de votre chimiothérapie au niveau des ongles.
En plus du froid, il est recommandé de protéger vos ongles et la matrice, si possible avant le début des traitements jusqu'à la repousse naturel de l'ongle (appliquer une goutte de produit adapté au niveau de la matrice de l'ongle puis masser l'ongle et son contour 1 à 2 fois par jour)

L'application de vernis à ongles est recommandée : 
- Une base de silicium
- Et un vernis opaque qui isole l'ongle de la lumière du jour et évite ainsi qu'il se fragilise.

Une double couche sur les ongles des mains et des pieds est nécessaire. Utilisez un dissolvant doux et sans acétone.

Nous vous déconseillons :
- Ne pas poser de faux ongles : risques d'allergies, d'infections et de mycoses.
- Ne pas utiliser de durcisseur.
- Ne pas retirer les cuticules.
- Les lampes UV.

Certains produits anticancéreux administrés par voie intra veineuse entraînent une coloration noirâtre de la peau sur le trajet veineux. 
La plupart des problèmes de peau sont bénins; quelques-uns demandent une attention immédiate. 
Certains produits intra veineux peuvent endommager gravement les tissus s'ils diffusent hors de la veine. Prévenez immédiatement le médecin ou l'infirmière si vous sentez une douleur ou une brûlure pendant la perfusion. Ces symptômes ne signifient pas toujours qu'il y a un problème, mais ils doivent toujours être pris en compte immédiatement.

Il est préférable d'utiliser des produits dermo-cosmétiques ; néanmoins, vous pouvez utiliser des produits sans parfum, ni colorant que l'on trouve en grande distribution : 
- Lavez votre corps à l'aide « d'un savon sans savon » au Ph-neutre.
- Hydratez votre corps avec un lait ou une huile dite « sèche »
- Appliquez sur le visage une crème hydratante « peau sensible, hypoallergénique » sans parfum ni colorant

Vous devez aussi alerter immédiatement votre médecin si vous avez des sueurs importantes, une éruption cutanée, des difficultés respiratoires. Ceci peut être témoin d'une réaction allergique à traiter de façon urgente.


Les infections
La chimiothérapie peut vous rendre plus sensible aux infections car elle affecte la moelle osseuse et sa capacité à produire les globules blancs, cellules qui combattent toutes sortes d'infections. Les infections peuvent atteindre tous les organes, mais surtout la bouche, la peau, les poumons, les voies urinaires, les intestins, et l'appareil génital.

Il est conseillé de :

  • Avoir une bonne hygiène
  • Vous laver les mains souvent dans la journée. Lavez les surtout avant les repas, avant et après avoir utilisé les toilettes.
  • Ne pas entrer en contact avec des personnes atteintes de maladies contagieuses telles que rhume, grippe, rougeole ou varicelle. Essayez d'éviter la foule.
  • Ne pas approcher pas des enfants récemment vaccinés avec des vaccins vivants (polio, rougeole, oreillons et rubéole) si vous n'avez pas auparavant déjà développé ces maladies ou si vous n'êtes pas vacciné.

Il est important d'être attentif aux signes d'alerte d'une infection qui peuvent comprendre : une fièvre supérieure à 38°, des frissons et sueurs, des diarrhées et des brûlures urinaires, une toux importante ou des maux de gorge. En effet, toute fièvre supérieure à 38,5° impose une prise de sang en urgence, ce pourquoi il est impératif d'avertir l'équipe médicale.


La diarrhée
Quand la chimiothérapie affecte les cellules qui bordent l'intestin, il peut en résulter une diarrhée. Si vous avez de la diarrhée pendant plus de 24 heures, ou des douleurs importantes accompagnant la diarrhée, appelez votre médecin traitant. Dans les cas graves, il peut prescrire des médicaments anti-diarrhéiques. Dans tous les cas, ne prenez aucune auto-médication sans le conseil de votre médecin.

Il est conseillé de :

  • Fractionner les repas : manger par petites quantités, plus souvent.
  • Éviter les aliments riches en fibres : céréales et le pain complet, les légumes crus, les haricots, les noix, les graines, et les fruits frais ou secs. Vous pouvez donc manger sans contraintes les aliments pauvres en fibres qui sont le pain blanc, le riz et les nouilles, les fruits cuits sans leur peau, le fromage frais, les yaourts, les œufs, la purée de pommes de terre, les purées de légumes, le poulet et la dinde sans leur peau, et le poisson.
  • Éviter le thé, le café et les boissons alcoolisées.
  • Éviter les aliments gras, frits, ou très épicés.
  • Boire beaucoup pour remplacer le liquide perdu par la diarrhée.


La constipation
Certaines personnes en cours de chimiothérapie sont constipées à cause des produits reçus, d'autres parce qu'elles mangent moins et sont moins actives. Signalez à votre médecin lorsque la constipation dépasse 2 à 3 jours. Vous pourrez avoir besoin de laxatifs, ou de suppositoires, mais ne les utilisez pas sans avis médical préalable.

Il est conseillé de :

  • Boire beaucoup pour favoriser les mouvements intestinaux.
  • Manger des aliments riches en fibres: céréales, pain complet, légumes crus et cuits, fruits frais et secs, noix.
  • Faire de l'exercice. Le simple fait de sortir vous promener à pied peut avoir un effet bénéfique.


Les effets sur les nerfs et les muscles
Certains produits entraînent des picotements, des brûlures, une faiblesse des mains ou des pieds. D'autres symptômes en relation avec le système nerveux peuvent inclure quelques vertiges. Certains produits affectent aussi les muscles et entraînent une faiblesse ou des douleurs musculaires. Dans certains cas, les effets secondaires sur les nerfs et les muscles, bien qu'ennuyeux, ne sont pas graves. Dans d'autres cas, ils peuvent être témoins d'un problème sérieux qui va nécessiter une prise en charge médicale. Rapportez bien tous les symptômes de ce type à votre médecin.



 Les réseaux de soins



L'Hôpital Privé fait partie du réseau de soins établi dans le cadre de la prise en charge en cancérologie coordonnée en région PACA et au sein du territoire de santé. Elle adhère :
- Au Réseau ONCOPACA : www.oncopaca.org
- Au Centre de Coordination en Cancérologie (3C7) des Alpes-Maritimes Ouest 

Ces structures permettent le partage de compétences des établissements spécialisés en cancérologie et la mise en œuvre des préconisations inscrites au plan cancer national.